Enjeux de mots

13/12/2016

Le thriller « Charade » de Laurent Loison a été la lecture dévorée pendant ce weekend prolongé. 422 pages très bien ficelées, une intrigue aux bases solides et une immense plongée dans la psycho-pathologie des pervers narcissiques. Pour un premier roman, Monsieur Loison fait fort !

 

 

 

Ma chronique

Bon, vous connaissez ma passion des thrillers, j’en lis depuis toute petite et c’est l’un des genres littéraires que j’affectionne tout particulièrement. J’étais donc emballée à l’idée de lire « Charade » au vu des critiques élogieuses.

Le moins que je puisse dire, c’est que l’écriture est fluide, le rythme de narration soutenu et le récit entraînant ! La richesse du vocabulaire et la profusion de détails y sont pour beaucoup. On ne s’ennuie pas une seconde à la lecture et il nous tarde de savoir de quoi il en requiert plus exactement. C’est l’un des éléments que j’apprécie beaucoup et que tout bon thriller devrait s’assurer de garantir.

Pour l’histoire, il faut avoir les tripes solides et l’estomac bien accroché parce que les crimes décrits sont d’une atrocité hors norme. C’est une vraie immersion dans la noirceur de l’humain dans ce qu’elle a de plus horrifiant et dégradant, rien n’est épargné au lecteur qui découvre avec stupéfaction la cruauté impitoyable d’un Serial Killer très rusé.
Florent Bargamont, les affaires complexes aux horreurs indicibles, c’est sa spécialité  !
Alors, quand commence une succession de meurtres particulièrement abominables, c’est tout naturellement à lui que revient la charge de l’enquête au 36, quai des orfèvres…
Il sera épaulé pour la première fois par une partenaire, Emmanuelle, une  jeune criminologue talentueuse spécialisée en psychologie criminelle.
Assez vite, ils découvrent qu’il ont face à eux un Serial Killer impitoyable et profondément malsain. Très intelligent, il laisse les scènes de crime dénuées de tout indice pouvant mener de près ou de loin à lui, ce qui oblige les enquêteurs à se triturer l’esprit à la recherche du moindre lien logique dans le mode opératoire sans cesse changeant du tueur en série. Seul indice : une charade laissée à chaque fois sur le lieu du crime, aussi indéchiffrable qu’incompréhensible. Les pages tournent et on se met dans la peau des fins limiers pour essayer de dénouer les liens emmêlés de cette affaire en vue de la résoudre. Les méninges chauffent et les yeux, avides, dévorent les chapitres à la recherche d’une révélation…
Quant aux personnages, profondément humains malgré leur charme (Emmanuelle) ou leur mystérieuse carapace (Florent), ils sont des plus attachants et nous entraînent dans la réalité fort complexe de l’humain.

Pour un roman noir, j’ai trouvé qu’il était plutôt bien éclairé.

Seul bémol, j’ai trouvé que la fin était un peu trop rapidement liquidée, que l’assassin, ayant perdu de sa verve et de sa grandeur, endossait mal ce rôle de Serial Killer ingénieusement dangereux.

Grand point positif, et c’est l’un des détails qui a fini de me conquérir, c’est que cette histoire a une morale. Une analyse bien menée des profils des « Pervers Narcissiques ». Exposant leur faiblesse, leur dégradation de l’autre et leur besoin irrépressible d’annihiler leurs victimes. L’auteur explique comment on rencontre plus qu’on ne le croit ces personnes au quotidien, et qu’il arrive à plusieurs d’entre nous de souffrir de leurs agissements. Un appel à vigilance donc, face à ces rois de la culpabilisation et de la manipulation qui sévissent et opèrent des dégâts conséquents. Chapeau bas !

Pour finir, ce thriller est à lire et c’est un début prometteur pour un auteur à suivre !

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